QUELQUES INSTRUMENTS DE MUSIQUE
Musique
Quelques instruments de musique traditionnelle
Quelques instruments de musique traditionnelle
La famille des percussions est la plus riche et la plus ancienne au monde. Les plus connus sont communément appelés tam-tams d’Afrique. En fait, ce pays connaît des milliers de tam-tams de toutes tailles et de toutes formes, souvent en grandes formations comme les tambours du Burundi. La musique africaine associe des rythmes compliqués à des chants aux nombreux refrains et à des danses qui rassemblent toute la population. Dans toutes les occasions, tristes ou joyeuses, les percussionnistes se réunissent au centre du village ou du quartier. Aucune fête familiale, civile ou religieuse ne pourrait se dérouler sans ces grandes manifestations musicales. Aujourd’hui, bien des musiques comme le blues, le jazz, la samba, le rock, le reggae, etc., ont une origine commune : les percussions africaines. Notons à cet égard que la gamme utilisée sur le balafon (pentatonique) est semblable à celle utilisée dans le blues.
Le Balafon

On retrouve des balafons dans de nombreuses régions d'Afrique, tous différents les uns des autres. Certains sont très sophistiqués, d'autres très simples; d'autres encore sont gigantesques.
Il est composé d'une structure de bois légère nouée avec des lanières en cuir, sur laquelle des lames en bois durs sont rangées en taille et hauteur croissantes (plus les lamelles sont courtes, plus le son est aigu) et des paires de petites calebasses sont placées en dessous formant des caisses de résonance. Parfois ces calebasses sont percées et les trous sont recouverts de membranes qui vibrent (système du mirliton). Traditionnellement ces membranes sont des toiles d'araignées ou des ailes de chauves-souris, aujourd'hui remplacées par du papier à cigarette ou une fine membrane en plastique. Comme les calebasses sont de plus en plus grandes d'un côté, le balafon est plus haut d'un côté que de l'autre.
Pour éviter d'avoir un instrument trop large, les facteurs les courbent légèrement en arc de cercle, afin de permettre au musicien placé en son centre, de toucher toutes les lames sans se déplacer. Un balafon est généralement capable de produire de 18 à 25 notes (et comporte donc autant de lames). Cependant, certains balafons portables en comportent beaucoup moins (16, 12, 8 voire 6 ou 7).
Le djembé

Le djembé est un instrument de percussion africain composé d'un fût de bois en forme de calice sur lequel est montée une peau de chèvre ou d'antilope à l'aide d'un système de tension (originellement des chevilles en bois ou des cordes en peaux, maintenant le plus souvent des cordes synthétiques et des anneaux en fer à béton), que l'on joue à mains nues et dont le spectre sonore très large génère une grande richesse de timbre. La forme évasée du fût viendrait de celle du mortier à piler le grain. /p>
Il vient de l'Empire Mandingue (Afrique de l'Ouest), mis en place par Sundjata Keïta au XIIIe siècle, qui s'étendait de la Guinée à l'est du Mali, et au nord de la Côte d'Ivoire en passant par le Burkina Faso.
Il est joué, à l'origine, à pleines mains pour accompagner des faits sociaux tels que les mariages, baptêmes, circoncisions, récoltes, etc. Ceci avec des rythmes particuliers à chaque occasion et chaque groupe ethnique
Le djembé fait partie d'un ensemble polyrythmique, et ne s'entend que très rarement seul, voire jamais. Les membres de cet instrumentarium sont le Doundounba, le Sangban, le Kenkeni, plusieurs djembés d'accompagnements et un djembé soliste (en général). De plus, il est indissociable de la danse dont les phrases du soliste marquent les temps.
C'est dans les années 1950 que le djembé sorti d'Afrique grâce à Fodéba Keita et les ballets africains puis grâce à la Guinée et son président Sekou Touré, qui érigea le ballet national de la république de Guinée comme vitrine de son régime.
Mais c'est véritablement dans les années 1980 que le djembé conquit le monde, grâce à de grands djembefola issus des ballets nationaux (Mamady Keïta, Amadou Kienou, Famoudou Konaté, François Dembélé, etc.) qui jouent régulièrement, et ont fondé des centres d'apprentissage, en Europe, aux États-Unis et au Japon.
La grande popularité actuelle du djembé en occident et sa fabrication à grande échelle en vue de l'exportation ont de graves effets sur les populations de Cordyla pinata (essence connue localement sous les noms de dimb ou dougoura), l'un des arbres à partir duquel le djembé est sculpté. En effet, au rythme actuel d'exploitation, le Cordyla pinata disparaîtra d'ici une génération, et ce malgré la politique de protection du gouvernement sénégalais, politique toutefois peu ou mal appliquée et facilement contournée par les bûcherons.
Trois sons principaux peuvent être effectués avec un Djembé :
- Le "claqué" : le son le plus aigu, obtenu en claquant la peau sur le bord avec la paume de la main et le bout des doigts. Très utilisé lors des solos.
- Le "tonique" : un son plus mat, obtenu en frappant le bord de la peau avec l'ensemble des doigts
- La "basse" : frapper le centre de l'instrument avec toute la main. Permet de marquer le rythme.
La kora

La kora est un instrument de musique à cordes africain. C'est une harpe-luth mandingue (Mali, Sénégal, Gambie, Guinée, Sierra Leone...).
Selon la légende, la kora fut découverte par un grand chef de guerre, Tira Maghan, qui la donna à un de ses compagnons griots, Djelimaly Oulé Diabaté. La première kora est l’instrument personnel d’une femme-génie qui vivait dans les grottes de Kansala en Gambie. Tira Maghan, impressionné et ému par la musique de l’instrument, décida d’en déposséder la femme-génie. Aidé de ses compagnons de chasse, Waly Kelendjan et Djelimaly Oulé Diabaté, il récupéra l’instrument qui échut à Djelimaly le griot du groupe. Djelimaly la transmit à son fils Kamba. Et ainsi elle passa de père en fils jusqu’à Tilimaghan Diabaté qui l'introduisit au Mali.
La kora est constituée d'une grosse demi-calebasse de 40 à 60 cm de diamètre, évidée et percée d'un trou de 10 cm de diamètre en guise d'ouïe (dans la partie supérieure droite). Deux autres trous (au-dessus et en dessous) permettent de faire passer le manche à travers la calebasse.
Elle est recouverte d'une peau de vache (de bœuf, de cerf ou de daim) parcheminée tendue mouillée, qui sert de table d'harmonie et dont dépend l'ampleur du son. Elle est maintenue par des clous de tapissier enfoncés dans la calebasse suivant des motifs variés, puis la peau est découpée. Une « traverse » (appelée barambando) et deux supports de mains (des poignées appelées bulkalamo) en bois servent de « barrages » (comme sur les guitares) et sont glissés sous la peau qui sera percée pour les laisser sortir.
L’Ekonting

Dum dum
Les dum dum sont des instruments à percussion de l'ancien empire mandingue qui recoupe la Guinée, l'Est du Mali, l'Ouest du Burkina Faso et le Nord de la Côte d'Ivoire).
Ces tambours sont traditionnellement joués par trois dumdumfola (joueurs de dum dum) en accompagnement du djembé et de certaines danses africaines et servent de base à de nombreux rythmes africains pour rendre la polyrythmie remarquable.

Le Bara
LE BARA est constitué d’une grosse calebasse évidée tendue d’une peau de chèvre. Il donne un beau son grave et pur.

Le Violon Africain dit So ku (ou queue de cheval)
LE VIOLON est constitué d’une demi calebasse évidée sur laquelle on tend une peau de chèvre en laissant un orifice pour laisser le son sortir. L'archer comme le corps du violon est constituée de crins de cheval. Il donne un son aigue, typique.

Le Maracas
LE MARACAS est constitué d’une calebasse évidée sur laquelle on a fait un tissage de perles. Cet instrument donne souvent le tempo.

La calimba

Le congas

